Interview : Le fossoyeur de films

Bonjour tout le monde et bienvenu pour la petite interview d'avant la pause, celle du Fossoyeur de films ! Rencontré à la Japan Touch Haru #1, nous avons eu l'occasion de discuter avec lui et de profiter de son immense savoir cinématographique. Par contre on n'a pas vu sa pelle, désolé.







Tu es donc le Fossoyeur de films, celui qui déterre les films quel que soit leur âge. D'où t'es venue l'idée de parler de vieux films plutôt que de films récents qui seraient plus underground ?

Ca dépend principalement de mes goûts, qui ne sont pas centrés sur l'actualité. Non pas que je privilégie le rétro, mais j'avais envie de jouer un perso qui traite de thématiques globales, qui ne parle pas forcément des films du moment. Les exemples que j'utilise vont d'ailleurs de l'ère du muet jusqu'à aujourd'hui.
Je me suis mis à faire ça parce que je ne voyais pas ce que je voulais voir sur le net français, un peu à la manière de ce que fait le Nostalgia Critic outre Atlantique.


Y aurait il un genre que tu affectionne plus qu'un autre en matière de cinéma ?

Je regarde un peu de tout, mais j'ai une préférence pour le fantastique.


Si jamais un jour tu avais l'opportunité d'avoir une chronique à la télé, qui est un média avec généralement plus de restrictions, tu ferais quoi ?

Il faut savoir que je ne hiérarchise pas les médias. Il est certes plus dur d'être libre à la télé, mais certaines émissions, comme Le Cercle sur CANAL + font partie des rares ayant peu de limites. Malgré qu'il y ait beaucoup de programmes plutôt mauvais, un bon programme reste un bon programme, où qu'il soit diffusé.
Tant qu'on peut me laisser faire ce que je fais déjà sur Youtube, pourquoi pas ?


Concernant ta chaîne, tu arrives à en vivre ou bien tu travailles à côté ?

Je suis à plein temps dessus depuis maintenant 5 mois, et donc j'en vis. Je fais quelques trucs à côté en tant que vidéaste, mais c'est bien la chaîne qui me prend le plus de temps. Et à côté de ça, je prépare aussi de la fiction.


On a déjà aperçu le Fossoyeur chez Antoine Daniel et dans l'émission Le fond de l'affaire, d'autres apparitions ou collaborations du même genre sont prévues ?

En l'occurrence, ce n'était pas vraiment réfléchi, le caméo ça fait marrer, c'est un petit clin d'oeil rigolo. NIveau collaborations, j'aimerai en faire quelques unes, notamment pour un des prochains Fossoyeur, et aussi avec Durendal, qui tient une chaîne sur le cinéma.


Continuons sur les projets : si tu avais la possibilité de réunir des fonds pour un projet de vidéo, tu ferais quoi ?

Bonne question. Je prendrai le temps de réfléchir, mais je pense que je me tournerai comme toujours vers de la fiction. Je pourrai réunir une équipe pour m'aider dans ce que je ne maîtrise pas, mais j'aime bien les trucs minimalistes. Du coup j'aurai plus une petite équipe, et j'adapterai l'argent obtenu à mes moyens plutôt que l'inverse.


Tu parles de former une équipe, mais tu bosses seul sur la chaîne ?

Yep, et ça me donne pas mal de cheveux blancs ! (rires)


Au niveau de tes études et de ta formation, tu as fait quoi ?

J'ai fait des études de culture, communication et sociologie, ainsi qu'un doctorat sur la façon d'appréhender le cinéma selon l'évolution de la diffusion numérique. Je bossais à la fac en tant que chargé de cours, mais je n'ai fait aucune étude dans l'audiovisuel ou le cinéma, et je me suis lancé sur Youtube après avoir fini mes études.


Puisqu'on parle de Youtube, je pense à une phrase prononcée par Bob Lennon, qui avait un jour dit qu'il ne ferait pas ça toute sa vie. Tu prévois un plan de secours si jamais la chaîne s'arrête ?

J'évite de mélanger les choses. On est dans une génération où tout le monde peut tout faire, et il y aura forcément un après Youtube, mais je sais que quand tout ça sera fini, je partirai sur d'autres projets dans la vidéo. Le Fossoyeur n'est pas un tremplin vers autre chose, c'est une fin en soi.


Isabelle : Tu penses que tes études ont influencé ta façon de faire tes vidéos ?

Je pense que mes études jouent effectivement dans la façon dont je parle des films, on m'a souvent fait la remarque d'ailleurs.


D'ailleurs, tu fais des vidéos avec une part importante de pédagogie, un peu comme Karim Debbache qui expliquait certains termes techniques. Ce n'est pas trop dur de faire la part des choses entre ce qui mérite d'être expliqué et ce n'a pas besoin de l'être .

Je fais gaffe, j'essaye de m'adresser à tout le monde. Je pars pas du principe que les gens n'ont pas forcément vu le ou les films dont je parle. L'essentiel, c'est que le public puisse avoir des repères pour comprendre. Soit on fait une chronique réservée à un public d'initié, soit on peut s'adresser à tous auquel cas il vaut mieux éviter d'être trop consensuel.

Crédits photo : Isabelle Z.





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