Review : Papo & Yo





Il y a quelques mois, je vous avait parlé de Journey. Ce jeu était assez spécial en son genre, et avait marqué les joueurs de par son originalité. En faisant le choix de parler de sujets difficiles (maltraitance d'enfants, alcoolisme chez l'adulte), Papo & Yo se classe dans une catégorie réservée aux jeux qui vous touchent de manière particulière et qu'on ne peut pas ignorer.




Suis moi je te fuis, fuis moi je te suis


Dès le début, le jeu nous sommes mis dans l'ambiance avec notre héros, Quico. Quico est un enfant traumatisé par son père, et qui choisit de trouver un échappatoire dans un monde imaginaire ressemblant au favelas. Dans ce monde, peu de personnes sont présentes. On y retrouve donc Quico, un enfant mystérieux et Lula, le robot qui accompagnera le héros dans son périple. Ce dernier consistera à retrouver Monstre, un personnage immense et lourdaud qu'il faudra faire avancer au travers des niveaux.

Et en parlant de Monstre, ce dernier nous est bien utile. Avec son gros ventre, il est possible d'atteindre des plates-formes situées en hauteur. Il mange aussi toutes les noix de coco qu'il peut trouver et, surtout, il ADORE les grenouilles. Vous l'aurez compris, Monstre est accro aux batraciens. Sauf que si jamais il en mange ne serait ce qu'une seule, il entre dans une rage incontrôlable qui le fait foncer sur Quico. A ce moment là, il n'existe plus qu'un moyen de le calmer, mais ça, c'est à vous de le découvrir !


Allô enfance maltraitée


Comme dit précédemment, Papo & Yo parle d'enfant maltraité et de l'alcoolisme d'un père. Pourquoi ce choix plutôt qu'un autre ? Caballero répond en partie à cette question lors d'une interview : "J'aimerai que chaque créateur puisse avoir la chance que j'ai eue. C'est génial d'être capable, en tant qu'artiste, de pouvoir aller aussi profondément dans ses émotions et de les transformer en art".



Quand bien même Sony avait commandité le jeu afin de le mettre en première page du PlayStation Store à la fin de l'été, on sent que Vander Caballero a pu faire ce qu'il voulait. L'imaginaire de l'enfant est traitée de manière assez classique, tout en nous donnant de belles surprises grâce, par exemple, aux personnages rencontrés par Quico.

Si, par chance, vous avez joué à ce jeu sans savoir l'histoire qu'il y avait derrière, il y a deux choses à savoir. Premièrement, vous avez de la chance. Et deuxièmement, ce n'est pas un souci puisque tout au long du jeu des indices vous seront donnés afin de vous aider à faire la part des choses entre ce qui tient du réel et ce qui touche à la dure réalité de Quico.


Des choix pas toujours compris


Pour avoir lu quelques tests et critiques du jeu, j'ai noté que les gens étaient souvent déçus par les mêmes choses. Le choix d'empêcher tout Game Over par exemple. En effet, quand votre personnage se retrouve lancé dans les airs par Monstre ou qu'il fait une chute d'une bonne vingtaine de mètres, il ne meurt pas. Est il bien nécessaire de rappeler que le jeu se passe "dans le tête" de l'enfant ? Et que, par conséquent, il semble logique qu'en tant que maître des lieux, il ne peut mourir. Sans compter le côté violent de la chose. Le Game Over étant généralement associé à la mort du ou des personnages que l'on contrôle, cela signifierai que Quico a donc été tué. Par sa chute ou, pire, par son père.

Une autre chose concerne le spoil de l'histoire. J'ai vu quelques commentaires disant que l'on savait trop tôt a qui était assimilé Monstre et que a gâchait le plaisir de jouer. Autant être clair, durant la promotion de ce jeu, il a été mis en avant que le jeu allait traiter de cette histoire. J'ai pour ma part été satisfait de constater que chacun peut s'approprier sa version des faits. Il s'agit d'un problème universel, et même sans avoir subi ce genre de violences dans son enfance, le joueur n'a pas besoin d'être attentif, tout lui est donné de manière suffisamment explicite.

Enfin, dernier point assez rapide à traiter : les soucis de physique dans le jeu. En effet, Quico se retrouve ballotté comme un fétu de paille par Monstre et nous rappelle plus un sac à patates qu'un enfant. Personnellement, ça ne me gêne pas. Je tiens à rappeler qu'il n'est pas le seul à souffrir de soucis du même type. Vu que cela ne gêne aucunement le jeu, le souci est, et reste d'ordre esthétique.

Dans l'ensemble, nous avons affaire à un bon jeu. Avec une durée de vie oscillant entre 3 et 4 heures, le jeu reste raisonnablement long. Sans compter les musiques, qui accompagnent à merveille tous les moments de jeu. Enfin, le jeu possède une petite replay value qu'il vous faudra découvrir par vous-même .

Pour finir, je vous laisse avec un des trailers du jeu :


Informations :
Date de sortie : 15 août 2012
Studio de développement : Minority
Support : PlaySation Network

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