Dossier : Manga - Heads, Enfant Soldat, Hikaru no Go


Salut à toutes et à tous !
Pour ce premier article que j'inclurai dans la série des : "l'électricité est coupé dans le secteur, comment survivre sans apport vidéo en attendant le génie (pas stressé) EDF", je démarre avec non pas un, ni deux, mais trois Mangas que j'ai spécialement choisi pour vous !

Les deux premiers s'adressant somme toute à un public bien averti (hé non pas de tentacules ici) mais touchant des sujets lourds avec des passages assez crus.
Le troisième vous fait lever les sourcils ? Où est la découverte, le sombre, l'inconnu, le non-commercial? Hé bien si la découverte est là ! Car ce manga donne envie de découvrir le Go ! Et ce coté de la culture Geek passe bien souvent à la trappe (face à un Borderlands 2 par exemple !)
Et comme j'en parlerai prochainement dans un futur article, c'est complétement approprié !






Heads - Avant j'étais schizophrène. Maintenant nous allons mieux ...


Bon je spoile un peu sur la schizophrénie, mais finalement dans l'intrigue se passe dans le changement du personnage plutôt que dans la surprise.

L'histoire

Adapté d'un Roman, ce manga écrit par Keigo Higashino et dessiné par Motorou Mase nous présente l'histoire un peu banale et sans piquant d'un jeune japonais enfermé dans le préjugé que nous autres européens avons du cadre japonais. Pressé, stressé, timide et refoulé n'arrivant pas à accoster une fille. J'ai nommé Jun-ichi Naruse.
Jun vit donc son quotidien jusqu'à ce qu'il l'agrémente de la présence de la charmante Megumi. Le couple commence donc une histoire d'amour touchante voir même attendrissante.
Un jour, projetant de vivre ensemble Jun se retrouve à la banque durant un holdup. Boom ! Balle dans la tête... Fin de l'histoire... d'amour. 
A l'hôpital Jun est sur la fin de sa vie, jusqu'à ce que des scientifiques réussissent à lui greffer la partie saine d'un cerveau au sien, durement touché lors de la fusillade.
L'histoire recommence, mais évolue bientôt dans les méandres du thriller psychologique sur fond schizophrène !

  Dessine-moi comme ces filles françaises !

 J'aime les seinen ! Non pas qu'il y ait plus de sexe qu'ailleurs, mais souvent les dessins sont réels ! L'absence de censure dans les scènes crues amènent un réalisme qui nous plonge au plus profond de l'histoire. Je l'avais vécu pour Monster que tout le monde connait ou bien Pluto (les origines d'Astro boy) et je l'ai retrouvé dans Heads.
Ici la prouesse est de faire ressortir de manière progressive le changement de personnalité de Jun. On souffre, on halète en même temps que le héros. Les émotions sont aussi au rendez-vous grâce au trait de l'artiste, avec notamment la petite Megumi à laquelle on a vite fait de s'accrocher !
Bref c'est autant agréable à lire qu'à regarder.

  Parce que 4 c'est mieux que 2

Le tout forme un rectangle amoureux (si je puis dire) des plus attachants, composé des 4 personnages récurrents du manga.
Je vous préviens, munissez vous des 4 tomes pour les lire à la suite afin d'éviter toute souffrance due à un stress trop prolongé.
Il ne vous reste plus qu'à prier, prier pour que la technologie n'aille pas trop loin, car ce coté réel de l'histoire est assez flippant et malsain !

 En conclusion, un four shots des plus appréciables incluant 3 courtes nouvelles à la fin du 4ième tome



Enfant Soldat - Jouer à la guerre sans la sonnerie à la fin de la récré !

http://www.bandedessinee.info/IMG/jpg/enfant_soldat_1.jpgJe vous propose un voyage. Un voyage à travers le temps, l'espace et l'esprit. Partir à la découverte des choses. Redéfinir l'important, le dégager du superflu. Découvrir l'horreur humaine ainsi que la plus profonde gentillesse. Explorer le réel instinct de survie.

Aki Ra, jeune garçon de 10 ans devenu soldat suite au meurtre de sa mère par les Khmers Rouge.
Evoluant de l'armée de Pol Pot à celle du Viêtnam et du Cambodge, cet enfant construit sa vie dans un contexte militaire et guerrier en pleine jungle. Ne pouvant imaginer aucun autre mode de vie, il traversera les horreurs, les tueries et la trahison jusqu'à la fin.
Devenu démineur de génie après guerre et surtout amoureux de la vie, l'homme à l'origine de l'histoire livre ici le témoignage d'absurdité que le monde ne dois pas oublier. Un témoignage poignant, mis en dessin par un maître du genre: Fukaya Akira.

Sleep well my child...

Rencontre improbable entre un démineur cambodgien et mangaka japonais.
C'est en 2004 que, lors d'un voyage à Siem Reap, près du site d'Angkor, Fukaya Akira découvre le Musée de la Mine d'Aki Ra. Quelque temps après, frappé par le livre du fondateur de ce musée, dont il s'était procuré une traduction, il décide de l'adapter sous forme de manga.

Pour tout dire, j'avoue qu'au début j'ai mis du temps à ouvrir le tome 1. En matière d'histoires d'enfants soldats, j'avais déjà donné -surtout en Afrique, comme on peut en voir dans Lord of War ou Blood Diamond. Bref, je n'avais pas spécialement envie de me plonger dans un manga biographique et historique (on est assez loin des Balles du Dragon ou du Chasseur Citadin).
Néanmoins faites moi confiance, lorsque l'on s'y plonge, l'Histoire devient histoire. Les dessins sont très réussis, et les retours passé/présent amènent une dimension particulière à la narration.

Bref on en sort changé, et on se surprend à réfléchir sur nos priorités.




Hikaru no Go - Un monde 19 par 19 (╯°□°)╯

http://imagesdefonds.free.fr/anime/Hikaru_no_Go/hikaru_no_go_1024_005.jpg
 Un manga sur un jeu de plateau... Mouais... et pourquoi pas Yugi en slip avec le crâne rasé, tant qu'on y est?
Allons, allons, chers amis lecteurs, un peu d'ouverture d'esprit ! Comme pour les deux derniers, ce que je recherche, à travers un manga, c'est découvrir, apprendre et m'enrichir.
Eh bien Hikaru No Go y parvient parfaitement, en nous présentant un pan entier de la culture Japonaise et Asiatique... j'ai nommé : le Go !

Dans ces quelques lignes, je ne vous présenterai pas les règles ou les origines du jeu en lui-même (un autre article sera tout spécialement réservé au Go) mais plutôt son histoire.  Ou plutôt, l'histoire d'Hikaru no Go.

Hikaru, petit con d'écolier feignant (parfois il faut être honnête), cherche à se faire des thunes grâce aux vieilleries entreposées dans la remise de son grand père. Alors qu'il examine un goban (plateau de jeu en bois), la plus grande peur de sa vie se matérialise sous la forme d'un vieux fantôme d'aspect plutôt classe. Lequel fantôme décide de s'accrocher à Hikaru -et de lui faire comprendre, peu à peu, qu'un goban peut lui offrir bien plus qu'un peu d'argent de poche.
Par la suite, le mangaka nous fait découvrir le Go en même temps qu'Hikaru grâce à l'enseignement (plus ou moins patient) de ce revenant millénaire : Sai.

Car vous l'aurez deviné, ce fantôme joue super bien au Go... Comme c'est pratique. D'un autre côté, il ne se serait pas embêté à hanter un vieux goban moisi, sinon.

Malgré un début assez prévisible, l'histoire est très bien ficelée, et l'on prend plaisir à suivre les efforts, échecs, réussites et surtout la progression du héros au cours des 23 tomes que compte cette série.

Quand le Manga aide le Go

Oui ! D'après sources (ou rumeurs), le but de ce manga aurait été de drainer un public jeune au sein du monde du Go, en perdition au Japon lors de sa création.
C'est Yumi Hotta qui s'y colle en tant que scénariste et c'est sous la plume Takeshi Obata (oui, le dessinateur de génie de Death Note et Bakuman, vous avez bien lu). A noter que l'ensemble est supervisé par Yukari Umezawa, joueuse professionnelle cinquième dan (en 2002).

Ainsi si l'on se passionne pour le Japon et pour sa culture, Hikaru No Go est un bon moyen d'appréhender ce jeu ancestral, et de se lancer dans une carrière amateur.


 

Merci à tous d'avoir lu jusque là ! Ceci était mon premier article en temps que Professeur G, et j'espère vous avoir donné l'envie de découverte !

-Fin de la classe-

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